La légende de Tara

Selon la tradition, Tara était, à l’origine, une jeune fille qui devint une déesse. Tout commence dans la nuit des temps, à l’époque du Bouddha « Son du Tambour ».
Vivait alors une princesse du nom de « Lune de Sagesse » qui, pendant dix millions d’années, fit chaque jour d’immenses offrandes à Son du Tambour et à ses disciples. Elle fit aussi, en sa présence, la promesse d’atteindre l’Éveil pour secourir tous les êtres, et de se consacrer sans cesse à leur bien. Les moines lui dirent alors que, pour atteindre son but, elle devrait prier afin de renaître homme et non point femme. Lune de Sagesse, qui ne voyait rien à redire à sa féminité, n’apprécia guère leur commentaire et, après leur avoir fait remarquer que, en ce qui concerne l’Éveil, il n’existe ni homme ni femme, elle leur déclara:
« Beaucoup désirent l’Éveil dans un corps masculin, mais personne n’oeuvre pour le bien des êtres dans un corps féminin. C’est pourquoi, jusqu’à ce que le Samsâra (Cycle des existences) soit vide, Je travaillerai pour le bien-être de tous les êtres dans un corps féminin ».
Puis, pendant dix millions d’années, elle pratiqua, jusqu’à ce qu’elle atteigne la complète réalisation et devienne capable de libérer dix millions d’êtres chaque matin et autant le soir. C’est alors que Bouddha Son du Tambour déclara qu’elle serait désormais connue sous le nom de « Tara », la Libératrice.

Tara, la réalisation d’un rêve

Je me revois à une table, au bord de mer, sur une plage de la Seyne sur mer. Cela devait être il y a environ 8 ans. J’étais avec un ami qui me questionnait « ce serait quoi ton rêve ? S’il n’y avait aucune entrave, financière ou autre… que ferais-tu ? ». Je prends le temps de la réflexion et je lui réponds « je crois que je créerais un lieu dans lequel pourraient avoir lieu des stages, un lieu de vie, de ressourcement, un lieu porteur, un lieu dans lequel on se sent bien, dans lequel on mange bien. J’y ferais venir des personnes qui partagent les mêmes valeurs que moi, dont j’ai envie de découvrir le travail. Je pourrais en même temps suivre les stages, ainsi je continuerais à apprendre, à me former. Et puis ce serait intégré à ma vie. »

Ce rêve ne m’a finalement jamais quitté. Il s’est transformé au gré de la vie. Depuis, j’ai acquis un diplôme de danse thérapeute, un certificat de coach professionnel, j’ai été responsable de la communication interne d’un site de 2200 personnes pendant 5 ans… J’ai crée l’association Alio Modo qui propose des vacances autrement à des enfants. Le chant est entré dans ma vie. Et surtout, j’ai mûri, avec l’envie, plus profondément ancrée encore, de transmettre.

Ce lieu, à l’époque, je le voyais en pleine nature, avec de beaux arbres, une rivière… J’ai remplacé cette vision par une autre, peut-être simplement transitoire, pour être en accord avec ma vie actuelle et celle de mes enfants de 11 et 14 ans : ce lieu sera un centre, il ne sera pas retiré, mais intégré pleinement à la vie de tous les jours. Ce sera un lieu dans lequel se retrouver soi-même et aussi retrouver les autres, un lieu de convivialité, un lieu de danse, de musique, de silence avec le yoga et la méditation, ce sera un lieu de vie, un lieu pour tous les âges et aussi pour le partage intergénérationnel, ce sera un lieu d’art, ce sera un lieu dans lequel manger sain, un lieu de conférences et de stages, ce sera un lieu de thérapies, avec des thérapeutes certifiés et de confiance, un lieu de coopération et de partage.